Droit de la Femme/ Droit de l'Enfant

Kabare-Mudusa : l’exploitation illicite des pierres dans les carrières de kalangwe et Nyangulube, un fardeau pour le droit des enfants 

La société civile du groupement de Mudusa en territoire de Kabare tire une nouvelle fois la sonnette d’alarme sur la poursuite de l’exploitation illicite des pierres dans les carrières de Kalangwe et Nyangulube.

Par la voix de son rapporteur, Alain ASHUZA, elle dénonce une situation qui, selon elle, s’aggrave dangereusement, notamment avec l’implication des enfants dans ces travaux à haut risque.

« La société civile du groupement de Mudusa lance une nouvelle alerte urgente concernant l’exploitation illicite des pierres dans les carrières de Kalangwe et Nyangulube. Nonobstant nos deux précédentes dénonciations auprès des autorités, aucune mesure concrète et mesurable n’a été prise », fait savoir Alain ASHUZA.

D’après lui, l’inaction observée jusqu’ici favorise la continuité de ces activités illégales.

« La situation s’aggrave et continue de mettre en péril la vie humaine, l’environnement, le chemin reliant ces deux villages ainsi que les habitations environnantes », a-t-il précisé, évoquant les risques permanents auxquels sont exposées les populations riveraines.

Le rapporteur de la société civile dénonce également l’absence totale de respect des normes en matière d’exploitation.

« Nous dénonçons fermement l’exploitation anarchique et illégale dans ces carrières, effectuée sans respect des normes sécuritaires ni encadrement réglementaire ».

Mais l’élément le plus alarmant reste, selon lui, l’utilisation des enfants dans ces carrières.

« Plus grave encore, nous constatons avec indignation l’utilisation des enfants dans ces travaux pénibles et dangereux. Ces enfants sont exposés à des risques élevés d’éboulements, à des blessures graves ou encore à des accidents mortels », a alerté Alain ASHUZA.

Pour la société civile, cette situation constitue une atteinte directe aux droits fondamentaux des mineurs.

« Cette pratique constitue une violation flagrante des droits de l’enfant et compromet malencontreusement leur avenir, en les privant de l’éducation et de la protection ».

Face à cette réalité, cette structure citoyenne appelle une nouvelle fois à une intervention urgente des autorités.

« Nous lançons de nouveau un appel aux autorités à tous les niveaux d’intervenir sans délai afin de suspendre cette exploitation illégale dans ces villages, de mettre fin à l’utilisation des enfants à des fins économiques, de sécuriser les chemins menacés par cette exploitation et de protéger les habitations environnantes », a conclu le rapporteur.

En attendant une réaction officielle, la population locale reste confrontée à une exploitation qui, au-delà de son caractère illégal, soulève de graves préoccupations humanitaires et sociales.

Alvin BUZAKI

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